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Bulletin n°24, mars 2008

Kebhek, Uepishtikueiau ou Québec: histoire des origines*

 

 

par Denys Delâge
Professeur associé
Département de Sociologie
Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIERA)
Centre interuniversitaire d’études sur les lettres, les arts et les traditions (CELAT)
Université Laval

 

Kebhek

 

Champlain, Œuvres, G. É. Giguère, éditeur,
Réimpression, Montréal, Éditions du Jour,
1973, 3 volumes, pagination continue,
vol. 1, encart entre p. 296-297

 

Le 3 juillet 1608, Champlain a nommé le lieu de son débarquement : «Québec, ainsi appelé des Sauvages» écrivait-il. En langues algonquiennes, le toponyme désigne le détroit du fleuve. La pointe de Québec s’avançait dans le fleuve, émergeant de vastes battures exceptionnellement propices à la vie animale. Québec était localisé en territoire des Montagnais (ou Innu) et ceux-ci ont gardé la mémoire de l’arrivée des «chercheurs de terres» qui leur ont promis de la farine. Des combats auraient suivi et les Montagnais se seraient repliés. Nous tentons d’établir des correspondances entre la tradition orale et l’histoire. La «fondation» s’inscrivait dans la prolongation d’un traité d’alliance de 1603 conclu près de Tadoussac. Les Français ont choisi ce site pour échapper au monopole montagnais sur la traite à Tadoussac et imposer le leur. En conséquence, les relations franco-montagnaises ne furent pas toujours harmonieuses et par-delà de nombreux échanges, les Montagnais ont tenté d’échapper au contrôle des Français.

 

 

 

 

Québec à l’arrivée de Champlain

Les premiers contacts avec les Innus

Le mythe de la fondation

La rencontre de 1603 comme événement fondateur

Entraide : l’alimentation

Québec cosmopolite

Tensions et conflits


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