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Exposition Louis Hébert et Marie Rollet présentée aux Archives Nationales à Paris jusqu'au 23 mai 2019

Le dimanche 17 mars 2019, l’Association Sherbrooke-Estrie Québec-France rappelle l’arrivée de la première famille de souche française, Louis Hébert, sa femme Marie Rollet et leurs trois enfants, en 1617 dans la ville de Québec, berceau de la Nouvelle-France d’alors

Gilles Durand

Les précédents étaient bien établis. Les fêtes du 300e de l’arrivée de cette famille de souche française avaient été organisées de façon grandiose en 1917. Est-il besoin de rappeler que l’organisateur principal avait été un descendant de cette famille, l’abbé Azarie Couillard-Després. Les fêtes du 400e, voilà maintenant deux ans, l’ont aussi été. Cette fois, elles ont mis à contribution plusieurs organismes de la région de Québec, dont le mandat se rattache à l’histoire et à la pharmacie. Le président du Regroupement fut l’actuel coprésident de la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs, Denis Racine. Les résultats ne manquèrent pas d’être à la hauteur des attentes : publications, conférences, inscription de la mémoire dans le patrimoine naturel, montage d’une exposition, etc.

De g. à d. André Robert, président national, Sylvie Lapointe-Proulx
De g. à d. André Robert, président national,
Sylvie Lapointe-Proulx
Crédit : Gilles Durand
 

Pour la rencontre du dimanche 17 mars 2018, nulle surprise que le professeur émérite de l’Université Laval, l’historien Jacques Mathieu, spécialiste de la Nouvelle-France et auteur d’une publication sur La vie méconnue de Louis Hébert et Marie Rollet, fut mis à contribution. L’activité comprenait un brunch, la présentation d’un film et d’une exposition, de même qu’une conférence donnée par l’historien. Environ 55 personnes répondirent à l’appel, dont la présidente de l’Association, Sylvie Lapointe-Proulx ne manqua pas de souligner son appréciation pour leur intérêt.

De g. à d. André Robert, Jacques Mathieu
De g. à d. André Robert, Jacques Mathieu
Crédit : Gilles Durand

L’historien Jacques Mathieu intéressa grandement les participants. Il brossa à grand trait ce que fut l’aventure de Louis Hébert et de sa femme Marie Rollet. Des bas, ensuite des hauts. Après avoir connu l’échec à Paris dans l’exercice de son métier d’apothicaire, il ne se laissa pas abattre. Il traversa l’Atlantique avec sa famille et son audace le récompensa et lui apporta satisfaction. Il devint propriétaire d’une grande étendue de terre dans la vieille ville en bordure de la rivière Saint-Charles depuis le Cap-aux-Diamants, « une terre immense vue selon nos critères d’aujourd’hui » de souligner le conférencier. Cultiver la terre était une nécessité, il fallait bien se nourrir, mais il y a plus dans le cas de Louis Hébert de poursuivre le conférencier. « Son principal héritage consiste à avoir contribué à une meilleure connaissance des plantes d’Amérique par ses observations et ses contacts avec les Premières Nations. Louis Hébert ne manqua pas non plus de partager ses connaissances avec les botanistes parisiens en accompagnant la transmission de ses découvertes d’un spécimen de plantes, indispensables à l’époque pour soigner les maladies. À un moment où le respect de l’environnement devient de plus en plus préoccupant, Louis Hébert conserve le grand mérite d’y avoir contribué fortement. Marie Rollet ne demeura pas elle non plus en retrait : par ses activités d’éducatrice, elle permit un rapprochement et des échanges entre les pionniers et les Premières Nations, détentrices d’un savoir important sur la nature.

Exposition sur Louis Hébert et Marie Rollet
Crédit : Gilles Durand

La rencontre se termina par une visite commentée de l’exposition sur Louis Hébert et Marie Rollet 1617-2017.

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