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lundi 18 octobre 2021

Commission de la mémoire franco-québécoise

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memoires vives

Dévoilement d’une plaque souvenir au Jardin de l’Académie
de marine de Brest et exposition pour marquer le départ
des soldats et marins vers la Nouvelle-France

 

par Gilles Durand

 

Brest, premier port d’embarquement des troupes pour la Nouvelle-France

Dévoilement de la plaque commémorative à Brest le 3 octobre 2009
de gauche à droite : Gisèle Monarque, présidente
de la Société généalogique canadienne-française,
Marcel Fournier, directeur du Projet Montcalm,
Micheline Perreault, directrice générale de la SGCF,
Mireille Pailleux, agente du Projet Montcalm en France
et Rénald Lessard, membre du Comité scientifique
du projet Montcalm

Crédit : Marcel Fournier

La Ville de Brest est le premier port d’embarquement des troupes pour la Nouvelle-France lors de la guerre de Sept Ans : environ 6 700 soldats sont partis de Brest pour l’Amérique (publication Combattre pour la France en Amérique : les soldats de la guerre de Sept Ans en Nouvelle-France, 1755-1760, p. 138) comparativement à environ 2 700 combattants du port de Rochefort, qui vient en deuxième position. Aussi a-t-elle tenu à commémorer et à rappeler les liens indissolubles qu’elle partage avec le Québec et, plus largement, avec l’Amérique française.

 

Dévoilement d’une plaque commémorative


Le samedi 3 octobre 2009, la Ville a dévoilé une plaque souvenir au Jardin de l’Académie de marine, avenue Franklin Roosevelt, près du château de Brest. La plaque a été réalisée à l’initiative de la Société généalogique canadienne-française avec le soutien du Souvenir français, une association créée en 1887 dont le mandat est de conserver le souvenir de ceux et celles qui ont servi et honoré la France avec éclat. Elle constitue un témoignage fort de cette chaîne qui relie le Québec à la France et que les événements de l’histoire n’ont jamais pu briser :

 

Entre 1755 et 1760 plusieurs milliers de soldats et marins embarquèrent à Brest pour aller défendre la Nouvelle-France, vaste territoire français en Amérique du Nord qui s’étend de l’embouchure du Saint-Laurent au delta du Mississipi.

Beaucoup perdirent la vie au combat. D’autres succombèrent à leur retour, lors d’une épidémie de typhus qui fit en 1757, plus de 10 000 victimes à Brest.

À l’issue de la guerre de Sept Ans (1756-1763), qui marque la fin de la présence française en Amérique du Nord, plus de 600 d’entre eux se sont installés au Canada. Ils y ont fondé famille, tissant ainsi pour les générations futures des liens fraternels et indéfectibles avec la France.

Cette plaque a été réalisée à l’occasion du 250e anniversaire de la mort de Montcalm à Québec, à l’initiative de la Société généalogique canadienne-française et avec le soutien de la Ville de Brest et du Souvenir français.

Elle a été dévoilée le 3 octobre 2009.

 

 

Conférence par Marcel Fournier sur le Projet Montcalm


Le même jour, trois conférences ont aussi été ouvertes à tous à l’auditorium du Musée des beaux-arts, dont l’une donnée par Marcel Fournier sur le Projet Montcalm et la publication qui en a résulté Combattre pour la France en Amérique : les soldats de la guerre de Sept Ans en Nouvelle-France, 1755-1760, l’un et l’autre constituant le fruit du travail d’une équipe de généalogistes et d’historiens. Pour le directeur de ce projet et de la publication, ce fut l’occasion de démontrer que l’apport de la France a été loin d’être négligeable compte tenu des ressources à sa disposition. À la fin du conflit, quelque 600 soldats ont même décidé de s’établir en permanence au pays (Combattre pour la France en Amérique, p. 94).

 

Une exposition Brest et le Québec, la guerre de Sept Ans en Nouvelle-France (1756-1763)


Le Service historique de la Défense a également apporté sa collaboration en préparant et en présentant, au 4, rue du Commandant Malbert, une exposition intitulée Brest et le Québec, la guerre de Sept Ans en Nouvelle-France (1756-1763). En montre jusqu’au 15 décembre 2009, l’exposition ouvre une nouvelle page sur l’histoire de la guerre de Sept Ans, un événement qui n’a pas fini d’intéresser Français et Québécois sur les causes et les conséquences de la disparition du premier empire colonial français.

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