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samedi 23 octobre 2021

Commission de la mémoire franco-québécoise

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memoires vives

Les Ursulines de Québec renouvellent leur engagement envers la mémoire :
Inauguration de l’exposition « Il était une fois… une maison »
le 24 novembre 2011

 
par Gilles Durand
 
Maison Madame-De La Peltrie
Maison Madame De La Peltrie
Crédit : MCCCF, 
Jean-François Rodrigue,
2007
Le 24 novembre 2011, la communauté des Ursulines de Québec a inauguré une nouvelle exposition « Il était une fois… une maison ». Celle-ci est présentée au premier plancher du Musée, jusque-là réservé à l’accueil et à l’administration. Comme son titre l’indique, elle vise à mettre en valeur la mémoire du bâtiment construit en 1836 et rehaussé en 1868 mais dont les racines plongent au 17e siècle, au moment où la communauté s’implante à Québec en 1639. Pour les invités présents à la cérémonie, l’événement constitue un double témoignage et le renouvellement d’un engagement envers la mémoire collective franco-québécoise.
 
 
Une mission ancienne qui s’adapte continuellement aux besoins grandissants de la population
 
L’exposition témoigne d’abord de l’ancienneté de cette communauté enseignante auprès des jeunes filles. Les trois premières religieuses arrivent dans le deuxième quart du 17e siècle, accompagnées de leur bienfaitrice et fondatrice temporelle du Monastère, Madame de La Peltrie décédée en 1671. Les objets en montre donnent la parole aux découvertes archéologiques : ils sont constitués d’artefacts, témoins des différentes occupations de l’édifice. Ils ont été trouvés lors de fouilles sur le site du Musée, sur lequel s’est déjà élevée la résidence de Madame de La Peltrie. L’exposition constitue aussi le rappel d’une mission qui répond continuellement aux besoins d’éducation d’une population grandissante. La Maison Madame-De La Peltrie, l’actuel Musée d’aujourd’hui, est reconstruite en 1836 pour accueillir plus d’élèves. Elle prend place en outre dans un ensemble de bâtiments que la communauté élève entre les 17e et 20e siècles. Le monastère des Ursulines-de-Québec forme un patrimoine qui s’est enrichi continuellement et que le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine a classé en mai 2011 parmi nos monuments historiques les plus précieux.
 
 
Le renouvellement d’un engagement à participer à l’enrichissement de la mémoire collective
 
Yves Laliberté, secrétaire général de la CFQLMC, accompagné de Christine Cheyrou, directrice du Musée, à l’occasion de l’inauguration
Yves Laliberté, secrétaire général
de la CFQLMC, accompagné de 
Christine Cheyrou, directrice
du Musée, à l’occasion
de l’inauguration
Crédit : Musée des Ursulines
de Québec
Jusqu’ici, seuls les deuxième et troisième planchers du Musée étaient destinés aux expositions. Désormais, le premier plancher sert également à la même fin, l’exposition « Il était une fois… une maison » y étant présentée. L’aire d’accueil et l’espace réservé à l’administration sont repositionnés dans le centre Marie-de-l’Incarnation construit en 1847. L’inauguration du 24 novembre dernier envoie le message d’une surface d’exposition agrandie. Par là, la communauté des Ursulines veut faire connaître plus largement son histoire. Elle désire que le grand public se sente encore davantage chez lui au Musée – même si l’accueil est une caractéristique proverbiale des Ursulines – et que l’expérience qu’il vivra en se familiarisant avec l’évolution du bâtiment et plus largement de l’ensemble conventuel, crée un intérêt pour y revenir souvent. D’ailleurs une nouvelle exposition permanente « L’Académie des demoiselles » est en montre aux deux étages supérieurs du Musée sur l’œuvre éducatrice des jeunes filles, mission première de la communauté.
 
La Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs (CFQLMC) est fière d’avoir été associée, à titre de partenaire, à l’inauguration de l’exposition. La communauté des Ursulines constitue pour la Commission un partenaire incontournable pour enrichir la mémoire franco-québécoise sur l’héritage que nous partageons avec la France : la communauté est partie d’outre-Atlantique pour implanter une œuvre bien vivante, toujours en lien constant avec l’histoire, la langue et la culture que nous partageons avec le pays d’en face.
champlain vague