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lundi 18 octobre 2021

Commission de la mémoire franco-québécoise

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memoires vives

La signature du traité de Paris le 10 février 1763
Une des « Dix journées qui ont fait le Québec »

 

Gilles Durand


La 4e conférence de la série des « Dix journées qui ont fait le Québec » a pour titre « Le 10 février 1763. Le traité de Paris : La France peut être heureuse sans Québec ». Elle est tenue le 23 février 2012 à l'Auditorium de la Grande Bibliothèque. Les organisateurs, la Fondation Lionel-Groulx de concert avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec et le canal de télévision Vox, choisissent comme conférencier un historien et éditeur bien connu, Denis Vaugeois. Encore une fois, celui-ci fait salle comble.

Les acteurs en présence

La reddition de Montréal en 1760
La reddition de Montréal en 1760
Source : Wikipedia

Le traité de Paris, signé le 10 février 1763, consacre la cession à l'Angleterre de la Nouvelle-France qui capitule le 17 septembre 1760. Il met en cause, parmi les belligérants impliqués, deux métropoles détentrices de colonies en Amérique du Nord dont les intérêts divergent, Paris et Londres. Pour la métropole française, les fourrures n'occupent plus la même importance sur le marché français et européen; la priorité doit être donnée aux pêcheries, assurant la formation de marins qualifiés, et au sucre très en demande. Or, les premières ne nécessitent qu'un droit de pêche et un pied à terre sur le littoral terre-neuvien pour le séchage du poisson, tandis que le second prête plus de valeur aux possessions antillaises qu'à la Nouvelle-France, un territoire peu peuplé. Pour Londres au contraire, les territoires occupés par la France en Amérique du Nord sont tout désignés pour combler, entre autres, les besoins de terres à cultiver de ses Treize Colonies, seize fois plus peuplées que la Nouvelle-France mais confinées jusque-là à une bande de terre entre l'Atlantique et les Appalaches.

Les conséquences pour le Québec du traité de Paris

Avec le traité de Paris, c'est toute la Nouvelle-France qui passe à la métropole londonienne, entraînant avec elle le Québec qui tombe dans le giron de l'empire britannique et en devient la quinzième colonie. Les conséquences sont importantes : une partie de l'élite retourne dans l'Hexagone, l'immigration qui en provient se tarit. L'avenir se dessine bien différemment des siècles précédents.

Les personnes intéressées par le sujet pourront consulter le texte complet du conférencier disponible en ligne sur le portail de la Fondation Lionel-Groulx

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