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Exposition Louis Hébert et Marie Rollet présentée aux Archives Nationales à Paris jusqu'au 23 mai 2019

La Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs (CFQLMC) et ses 28 partenaires soulignent le 400e anniversaire de l’arrivée en Nouvelle-France en 1617 de la famille Louis Hébert, apothicaire de profession, et Marie Rollet par une exposition : au tour des Archives nationales à Paris de la présenter au grand public

L’exposition témoigne de l’attachement à la relation franco-québécoise de 28 partenaires dont le coprésident de la CFQLMC, M. Denis Racine, a agi comme coordonnateur. Le Regroupement d’organismes a pu compter sur l’expertise de l’historien Jacques Mathieu pour la rédaction des textes et le choix des images. Le travail de concertation a mené, entre autres, à la création de 9 kakémonos retraçant, depuis Paris, l’aventure de la première famille française en Amérique du Nord : la vie à Paris et la traversée de l’Atlantique pour échapper aux difficultés occasionnées par les guerres de religion, l’enracinement sur les hauteurs de Québec, la culture du sol, l’observation et l’étude des plantes tant pour leurs propriétés nourricières que médicinales, les échanges avec les Premières Nations détentrices de savoirs et de savoir-faire hors pair pour affronter le continent nouveau.

L’exposition se veut le reflet de ce qu’était la relation franco-québécoise en ces temps lointains, par exemple l’envoi par Louis Hébert, dans la mère patrie, de spécimens de plantes accompagnés de descriptions de celles-ci. Rapidement, les botanistes français et européens n’ont pas manqué d’en faire mention dans leurs traités et de s’en servir pour enrichir et diversifier l’intérêt de leurs jardins. De leur côté, Louis Hébert et sa femme Marie Rollet faisaient en même temps la démonstration qu’au nouveau monde, la fertilité du sol, couplée au savoir des Premières Nations, était en mesure d’assurer un avenir enviable à ceux tentés par la traversée.

Le rappel de l’aventure de Louis Hébert et Marie Rollet constitue aussi une invitation à leur nombreuse descendance sur le continent nord-américain à visiter l’endroit où la famille Hébert a vécu dans le vieux Paris, les jardins et musées d’histoire naturelle, autant de sources d’« apprentissage et divertissement, recueillement et dépaysement, expérimentation et plaisirs partagés » comme l’écrit Pascale Marcotte http://cfqlmc.org/index.php?option=com_content&view=article&id=1352&Itemid=1475 . Pour les Français, c’est une incitation à se rendre au Québec pour retracer l’empreinte laissée par cette première famille, par exemple le Carré de l’apothicairesse sur la propriété des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. Pour reprendre un texte de Pascale Marcotte, « vous serez ainsi invité à vous réapproprier l’histoire et la mémoire de la Nouvelle-France en humant la même terre, en écoutant le même bruit du vent et des vagues, en contemplant les mêmes paysages, en scrutant les mêmes reflets sur le fleuve, en sentant le même vent sur vos joues, en fredonnant les mêmes airs, que ceux qui sont passés là, il y a… »

L’exposition Louis Hébert, Marie Rollet et leurs trois enfants ne manquent pas de susciter beaucoup d’intérêt. Elle a déjà été présentée au Québec, à Québec, Montréal et Sherbrooke, et en France, à Tours, La Rochelle, Châtellerault et Dieppe. Maintenant c’est au tour des Archives nationales à Paris http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/web/guest/site-de-paris de l’offrir à leurs visiteurs. Une belle occasion de rapprocher le pays d’en face.

Gilles Durand
Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs

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