A- A A+
mardi 19 novembre 2019

logo cfqlmc

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4

Colloque Jean Nicollet et les explorateurs de l'Amérique du Nord, Samedi 2 novembre 2019 à l'Université Laval, Québec

Exposition Louis Hébert et Marie Rollet présentée à la Faculté de pharmacie de l'Université de Lille, jusqu'à l'automne 2019

memoires vives

Les actes du colloque de septembre 2009
sur la guerre de Sept Ans

Une 3e publication dans la série Cahiers généalogiques

 

par Gilles Durand

 

La guerre de Sept Ans en Amérique 1755-1760
Crédit : CFQLMC – Gilles Durand

Le 15 septembre 2009, un colloque sur la guerre de Sept Ans est tenu au Musée de la civilisation de Québec. Des spécialistes de différents horizons sont invités à faire le point sur cette guerre. Ils signalent les découvertes récentes découlant tant de l’étude d’archives moins connues tels les contrôles militaires que de nouvelles analyses de séries de documents déjà exploitées tels les journaux personnels de ceux impliqués dans le conflit comme acteurs ou témoins. De cette journée tenue à Québec et répétée quelques semaines plus tard au Château de Vincennes à Paris, résulte un ensemble de mises au point sur les causes, le déroulement des opérations, les acteurs tant français et britanniques que canadiens et amérindiens, et les conséquences de ce conflit d’envergure mondiale. Il revient à la Société généalogique canadienne-française d’avoir assuré la publication des exposés. La société et ses membres qui se sont impliqués méritent toute notre reconnaissance pour leur contribution à une meilleure connaissance de notre passé.

 

 

Pourquoi faire la lecture des actes du colloque, même après y avoir assisté?

 

Les conférences prononcées par les professeurs, chercheurs, historiens et généalogistes remettent en question certaines idées préconçues et certaines orientations : l’indifférence de la France pour sa colonie, les méthodes de guerre européennes importées en Nouvelle-France par les officiers français en même temps que les troupes qui les accompagnent, c’est-à-dire le combat en ligne en regard de la petite guerre d’embuscade pratiquée au pays; une attention tournée trop souvent dans le passé vers les héros plutôt que vers les soldats sur les champs de bataille et les habitants aux abords des champs d’opération; une commémoration des événements en fonction de nos perceptions et préoccupations actuelles plutôt qu’en fonction de la réalité passée, etc.

 

En contrepartie, les exposés mettent les participants en présence de données trop souvent ignorées : le contexte international dans lequel évolue la mère patrie, partagée entre le continent européen et sa colonie de la vallée du Saint-Laurent, désavantagée par une population de beaucoup moins grande en Nouvelle-France que dans les Treize Colonies au sud, handicapée par une marine du guerre qui ne peut toujours empêcher la capture des vaisseaux français transportant troupes, matériel et denrées vers l’Amérique; la collaboration et non seulement l’opposition entre les chefs de guerre nés en France et ceux enracinés au pays depuis plusieurs années; l’envoi de secours importants par la mère patrie en ravitaillement, soldats et recrues dont plusieurs se marient et s’établissent dans la colonie à la fin du conflit; le support loin d’être négligeable des miliciens canadiens et des Amérindiens, habitués à la guerre d’embuscade, en support à l’action sur le terrain des troupes réglées des ministères de la Défense et de la Marine.

 

 

Plus qu’un bilan des connaissances, une invitation à poursuivre des recherches plus fines

 

Les conférenciers lèvent le voile sur des pans de notre histoire peu exploités jusqu’ici : l’identité du simple soldat, son origine et son destin, les misères vécues par les populations civiles au cours de cette guerre; les orientations données aux activités de commémoration dans le passé. Tout n’est pas encore connu et écrit. Les sources auxquelles la recherche a déjà fait appel, méritent d’être revues selon ces nouvelles approches; les nouvelles ressources archivistiques exploitées et signalées au cours du colloque, tels les contrôles militaires et les listes d’embarquement, pourraient encore apporter en étant confrontées avec d’autres séries largement utilisées comme les archives civiles. Les activités de rappel du passé y gagneront en objectivité et éclaireront les fondements inébranlables de la relation franco-québécoise qui s’enrichit d’année en année.

 

 

Où se procurer les actes du colloque sur la guerre de Sept Ans

 

Les actes du colloque sont disponibles à la Maison de la Généalogie de la Société généalogique canadienne-française sous le titre La guerre de Sept Ans en Amérique 1755-1760 : Actes du colloque, 15 septembre 2009, Québec, Cahiers généalogiques 3, 2010, 154 p.

Internet : http://www.sgcf.com/

Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

champlain vague